Teguise

Real Villa de Teguise

Avant qu'Arrecife ne devienne la capitale de Lanzarote, c'est ici que s'écrivait l'histoire de l'île. Fondée en 1418 par Maciot de Béthencourt sur le site de l'ancienne implantation autochtone d'Acatife, la Real Villa de Teguise doit son nom à Teguise, princesse majo, fille du dernier souverain indigène de Lanzarote, Guardafía. Une origine qui fait de cette cité l'un des lieux les plus emblématiques de l'archipel.

Bien avant l'arrivée des Européens, Lanzarote était habitée par les Majos, peuple d'origine amazighe (berbère) installé dans les Canaries. Grâce à sa position au cœur de l'île, à l'écart des attaques de pirates qui menaçaient régulièrement le littoral, Teguise devint le centre politique, administratif et religieux de Lanzarote pendant plus de quatre siècles. Elle conserva ce statut jusqu'en 1852, date à laquelle la capitale fut officiellement transférée à Arrecife.

Aujourd'hui, la ville dévoile un patrimoine remarquablement préservé. Ruelles pavées, façades blanchies à la chaux, balcons en bois ouvragé et portails sculptés racontent l'élégance de l'ancienne cité seigneuriale. Les demeures historiques, restaurées avec soin, abritent désormais galeries d'art, ateliers d'artisans et adresses gourmandes qui insufflent une nouvelle vie à ce décor intemporel.

Au fil de la promenade, le Palacio Spínola, édifié entre 1730 et 1780 sur la Plaza de San Miguel, l'église Nuestra Señora de Guadalupe, l'ermitage San Rafael et le couvent Santo Domingo illustrent la richesse architecturale de la ville. Entre héritage, lumière volcanique et douceur de vivre, Teguise demeure l'une des plus belles escales historiques de Lanzarote.

Marché de Teguise

Mercado Municipal de Teguise

Chaque dimanche, les ruelles pavées du cœur historique de Teguise s'animent autour de son marché.

Plus qu'un rendez-vous hebdomadaire, c'est une immersion dans l'âme de Lanzarote, entre produits biologiques du terroir, artisanat local et savoir-faire insulaires, le tout dans l'atmosphère chaleureuse d'un village chargé d'histoire.

LagOmar

Omar Sharif, pile ou face !

Au début des années 1970, Lanzarote s'impose comme un décor de choix pour les cinéastes en quête de paysages spectaculaires. Ses reliefs volcaniques accueillent notamment Rita Hayworth dans La Route de Salina de Georges Lautner, tourné près des salines de Janubio, Raquel Welch dans Un million d'années avant J.-C. de Don Chaffey, dont plusieurs scènes sont filmées sur l'île, et Omar Sharif, venu à Lanzarote pour le tournage de L'Île mystérieuse, adaptation du roman de Jules Verne.

À Nazaret, Omar Sharif découvre une étonnante demeure creusée dans une ancienne carrière de pierre volcanique. Imaginée par César Manrique pour le promoteur Sam Benady, puis réalisée avec son fidèle collaborateur Jesús Soto, cette architecture hors du commun épouse parfaitement les cavités naturelles de la roche. Séduit dès le premier regard, l'acteur décide d'en faire l'acquisition.

La suite appartient à la légende. Passionné de bridge et joueur de renommée internationale, Omar Sharif aurait mis la propriété en jeu lors d'une partie face à Sam Benady... et l'aurait perdue quelques jours seulement après son achat. Vraie histoire ou habile récit devenu mythe, cette anecdote contribue aujourd'hui encore à la renommée de LagOmar.

Au-delà de cette légende, LagOmar demeure l'une des plus fascinantes réalisations inspirées par l'univers de César Manrique. Entre architecture, roche volcanique et jardins luxuriants, le lieu conserve toute la magie qui séduisit jadis Omar Sharif.

LagOmar
  • Au début des années 1970

    Lors du tournage de L’Île mystérieuse, Omar Sharif découvre Lanzarote.

    Fasciné par l’atmosphère envoûtante de LagOmar, il visite ce lieu singulier, s’éprend de son architecture sculptée dans la roche volcanique et décide aussitôt d’en faire l’acquisition.

  • Imaginée par César Manrique avec Jesús Soto pour le promoteur britannique Sam Benady, cette demeure sculptée dans la roche volcanique de Lanzarote est devenue mythique, portée par une histoire digne d’un roman de voyage.

    Passionné de bridge, Omar Sharif aurait relevé le défi de Benady sans connaître son redoutable talent. Il perdit la partie… et la maison, ajoutant ainsi un chapitre légendaire à l’histoire de LagOmar.