costa brava Sur les chemins de Pla
Suivant » Beaucoup de choses ont changé depuis que l’écrivain catalan Josep Pla, ampourdanais d’origine comme Dali, peignit dans ses œuvres les calas (calanques) cachées et surtout croqua les habitants du littoral. Malgré le développement touristique de cette zone côtière, plusieurs recoins de la Costa Brava ont su préserver un certain témoignage décrit par Josep Pla. Salvador Dali et Josep Pla, chacun à sa manière, décriront les différents aspects qui caractérisent la Costa Brava.


Jusqu’en 1936, la côte sauvage fut le lieu de villégiature de l’intelligentsia moderniste et bien après, dès l’ère des congés payés, l’une des premières grandes destinations de voyage dans les années 1960, ce qui provoqua un grand bouleversement urbanistique sur certaines parties de la côte où la rentabilité hôtelière remplaça l’harmonie et l’intégration. 

Depuis quelques années, les élus locaux ont pris conscience de la gravité des problèmes et ont mis un terme à l’escalade du béton en y créant notamment des parcs régionaux, favorisant l’agro-tourisme et le logement chez l’habitant. Le tourisme de masse des grands complexes hôteliers et méga-campings se cantonne à certaines zones qui furent autrefois de petits villages de pêcheurs transformés depuis lors en stations balnéaires populaires.

Au delà des clichés, il existe aussi une autre Costa Brava qui préserve une certaine authenticité et qui a décidé de s’investir dans un tourisme de qualité proche et respectueux de la nature, s’inscrivant mieux dans l’identité catalane et qui n’est pas forcément plus onéreux.

 

port bou Porte d'Espagne
de l’Espagne méditerranéenne, elle marque la frontière naturelle des Pyrénées orientales d’où la Costa Brava s’étend jusqu'à Blanes, là où commence la Costa del Maresme qui se termine à Barcelone.

Port-Bou, l’ancien hameau de pêcheurs investi par les carabiniers qui surveillaient la frontière avec plus ou moins de zèle, est devenue une grosse bourgade, plus connue pour sa gare ferroviaire construite en 1878 1929 et d’allure surdimensionnée et ses magasins de souvenirs que pour sa petite plage et sa tranquillité qui méritent pourtant le détour. Le village construit sur les contreforts de la Serra d’Albera tombe presque à pic dans la mer, lui donnant cette allure escarpée avec ses rues en pente raide et ses escaliers abrupts descendant tout droit vers la plage.

A une trentaine de kilomètres plus au sud, en passant par Colera, Llança et El Port de la Selva, une route pittoresque dévale la Sierra de l’Albera, un contrefort des Pyrénées, l’une vous conduira jusqu’au monastère de Sant Pere de Rodes qui par ses dimensions et sa situation stratégique en font l’un des endroits phares parmi les plus importants de l’histoire de la Catalogne.


San Pere de Rodes renferme plus de mystères qu’il n’en dévoile. Le site aurait été occupé par un temple païen en l’honneur de Vénus, comme certaines sculptures trouvées dans les environs semblent l’attester, tandis que les chapiteaux corinthiens de la nef centrale de l’église témoignent d’un passé hellénique.


Mais au XVe siècle, les moines qui se succédèrent sur les lieux ne purent pas résister aux influences lointaines d’Aphrodite. Il vivaient dans une telle allégresse que de scandale en scandale, l’abbaye sombra dans la décadence et l’oubli ; on pilla ses biens, dont la bible de Rodes (XI ème siècle), aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de Paris, et elle fut définitivement abandonnée en 1831, après que ses derniers occupants eurent été assassinés par des contrebandiers.

L'antique témoin de l’histoire catalane est en voie de restauration et est en passe de devenir un nouveau Parador pour touristes. L’autre route file directement vers le Cap Creus, fusion des éléments naturels, mer, terre, ciel, où se niche un village mythique de la Catalogne... Cadaquès. 
 

 
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Gare de Port Bou

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Monastère de San Pere de Rodes

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Llafranc

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Port de Cadaques

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maison Moderniste à Cadaques

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CADAQUES LA PITTORESQUE
 Suivant » Blottie dans le Cap Creus, elle a pour décor un environnement de fin du monde, autant dire de commencement et par-dessus tout, source d’imaginaire du peintre Salvador Dali.

Entre le XIV ème siècle et le XVI ème siècle, et à maintes reprises, Arabes, Turcs et pirates mirent le village à sac, plus soucieux de trouver un abri les jours de tempête que de piller les richesses.

En 1444, Cadaquès est incendié par les Musulmans; en 1543, les frères Barberousse brûlent l’église pour le simple plaisir de voir le feu se refléter au loin dans la mer. Afin de se protéger, les habitants décident d’élever " Es Baluard ", muraille surplombant la côte, que l’on peut longer par un étroit escalier qui mène de la Riba, le chemin de bord de mer, à la Place de la Mairie. Ici, la guerre civile n’a jamais existé, nombreux étaient ceux qui ignoraient même qu’elle eût éclaté. Oui, Cadaquès était en dehors du temps.

Cette cité solitaire et cosmopolite marque véritablement le début de la Costa Brava. L’un des plus beaux village mais aussi l’un des plus visités de la Costa Brava et qui doit sa renommée aux nombreux artistes qui y on séjourné tel Picasso et Chagall mais c’est sans conteste à Salvador Dali, natif de Cadaquès que l’on doit la renommée qui dépassera largement les frontières espagnoles pour devenir un lieu de pèlerinage pour tous ses admirateurs.

Le village assez isolé et encaissé, est donc assez préservé des projets immobiliers. Parmi les lieux à visiter, on ne manquera pas celui qui se donne des allures de phare; l’Esglesia St. Maria, de style gothique avec un retable baroque de Pau Costa.


De l’époque moderniste, on retiendra la Casa Seriyena, de 1910 qui ne se visite pas ainsi que certaines tombes ornées de sculptures de Josep Llimona dans le vieux cimetière. La petite plage bondée en été s’anime par le va et vient qui défile le long des bars et restaurants. Pour plus de tranquillité, dirigez-vous plus au sud pour découvrir la plage de Sa Conca.

A moins de deux kilomètres au nord, on découvre Port Lligat, petit port de pêcheurs qui abrite la Casa-museu Salvador Dali, un ensemble de bâtisses de pêcheurs regroupées entre elles pour donner naissance à la "Casa dels Ous", la maison des œufs, symbole d’une naissance éternelle, donc jamais accomplie. Dali y vécu avec sa femme Gala de 1929 à 1982. Flânez dans les ruelles et profitez de la terrasse de l’hôtel " Port Lligat " pour vous désaltérer.

Casa-museu Salvador Dali
  (+34) 97 225 80 63
   10h30-17h30 | Prix: 6 €
En haute saison, réservation un jour à l’avance
Un chemin de randonnée permet de rejoindre le Cap Creus, zone protégée qui s’étend à 5 kilomètre au nord et abrite quelques grottes et criques surplombées par un phare. Un ancien poste de la guardia civil a été aménagé en bar-restaurant avec trois studios à louer.

Entre Cadaquès et Roses, on y trouve quelques précieuses calas que l’on atteint à pied: Joncals, Pelusa ainsi que le Cap Norfeu et Montjoi, dans cette dernière se trouve un fleuron de la gastronomie catalane; le restaurant El Bulli, ouvert 6 mois par an !

 

 

 

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